SUPER FORMULA  Japanese Championship

SurperFormula 2015 F4FIA_JAP
Photothèque Digital Photographic

Mamiko Hosoda: "Gagner au Japon demande du temps" - SUPER FORMULA Japanese,Championship

SUPER FORMULA Japanese,Championship

La Super Formula Nippon en français sur internet depuis 2009

Mamiko Hosoda: "Gagner au Japon demande du temps"

18 Juin 2010, 18:14pm

Catégories : #Blog

Redacteur Nicolas-Dura/Fw2Vimage

 

Japonaise maîtrisant parfaitement le français grâce à un séjour de plusieurs années à Paris, Mamiko Hosoda a longtemps travaillé avec Erick Comas pour faciliter l'intégration et la vie des pilotes français et européens au Japon. Elle les aide à comprendre la culture et les modes de communication propres à ses compatriotes afin qu'ils s'adaptent au mieux à un nouvel environnement. "J'ai débuté le management de pilotes en 2000 avec Erik Comas à l'époque ou il courait encore en GT. Erik voulait aider des pilotes français et européens. C'est ainsi que nous avons soutenu Benoît Tréluyer, Jéremie Dufour, Romain Dumas, Loïc Duval ou encore Stéphane Sarrazin que nous avons aidé à signer avec Subaru en rallye. Dernièrement, j'étais en contact avec Jean-Karl Vernay pour le faire intégrer une écurie de Formula Nippon. Finalement, il a trouvé une opportunité pour rouler en IndyLights. Mon travail consiste à expliquer aux pilotes européens les régles qui régissent les écuries japonaises. Les cas diffèrent selon les équipes et les pilotes, il faut savoir qu'ici, c'est l'intérêt du groupe qui prévaut, il faut le faire admettre aux pilotes français dont la plupart sont assez égoïstes. Je dis souvent que les Européens et les Américains ont un esprit de chasseur. Au japon, nous avons l'esprit d'agriculteur. Nous plantons les graines et attendons qu'elles poussent. Nous apprenons donc la patience à nos pilotes. Gagner ici demande du temps et de l'investissement personnel. Benoît est ici depuis dix ans, il a appris le système japonais et a beaucoup de succès, comme d'autres pilotes étrangers dont je suis fier. Suite à la crise économique, il y a aujourd'hui moins de voitures et donc moins de volants en SuperGT pour les jeunes Européens, car les constructeurs privilégient désormais les pilotes japonais". Article extrait du magazine Auto Hebdo n°1754 (SuperGT Mag'Japon Rencontre à Tokyo)